Deadstock : pourquoi utiliser des tissus existants est une démarche responsable
Et si la mode de demain commençait par les matières déjà produites ?
Chez Sept Avril, nous croyons en une mode plus responsable, mais surtout en une mode qui a du sens. Produire moins, choisir mieux, privilégier la qualité et éviter autant que possible de créer de nouvelles ressources là où elles existent déjà.
C’est dans cette démarche que nous pouvons être amenés à travailler avec des tissus deadstock.
Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Et pourquoi utiliser du deadstock peut-il être considéré comme une démarche éco-responsable ?
Le deadstock, c’est quoi exactement ?
Le terme deadstock désigne des matières textiles qui ont déjà été produites, mais qui n’ont finalement pas été utilisées ou vendues.
Il peut s’agir de tissus provenant de fins de collections, de surplus de production, de commandes annulées, de stocks dormants chez des fabricants ou encore de matières qui n’ont pas trouvé preneur.
Ces tissus sont donc déjà existants.
Ils ont déjà été filés, teints, imprimés et fabriqués. Leur utilisation permet alors de leur donner une nouvelle vie plutôt que de les laisser dormir dans un entrepôt ou, dans certains cas, finir comme déchets.
Donner une seconde vie à une matière existante
L'un des principaux intérêts du deadstock est très simple : on utilise ce qui existe déjà.
Dans l’industrie textile, produire une nouvelle matière nécessite de nombreuses ressources : matières premières, eau, énergie, produits chimiques, transport…
En choisissant un tissu déjà produit, on évite de générer une nouvelle demande pour cette matière précise.
L’objectif n’est donc pas de produire toujours plus, mais de valoriser les ressources déjà disponibles.
C’est une autre manière de concevoir la mode : regarder ce qui existe avant de fabriquer ce qui n’existe pas encore.
Une alternative à la surproduction
La mode fonctionne encore largement sur un modèle de production important, avec des collections renouvelées très régulièrement et des quantités parfois difficiles à anticiper.
Le résultat ? Des stocks importants de vêtements et de matières qui peuvent rester invendus.
Le deadstock permet, à son échelle, de réutiliser une partie de ces surplus.
Pour une marque comme Sept Avril, cela rejoint une conviction essentielle : moins, mais mieux.
Nous préférons imaginer des collections en petites quantités, sélectionner nos matières avec attention et produire au plus juste plutôt que de fabriquer de grandes quantités destinées à être écoulées à tout prix.
Le deadstock, une matière qui rend chaque pièce unique
Travailler avec du deadstock implique aussi une contrainte : les quantités disponibles sont souvent limitées.
Un tissu peut être disponible en 30 mètres, 50 mètres ou 100 mètres… mais rarement en quantités illimitées.
Cela signifie que certaines pièces peuvent être produites en petites séries, voire ne jamais être reproduites à l’identique.
Et chez Sept Avril, nous aimons justement cette idée.
Chaque collection devient plus singulière. Chaque tissu raconte une histoire. Chaque série reste volontairement limitée.
La mode n'a pas besoin d'être produite à l'infini pour être désirable.
Une démarche cohérente avec notre vision de la mode
Choisir du deadstock ne signifie pas simplement choisir « un tissu écologique ».
Il s'agit avant tout d'une démarche de réemploi.
Chez Sept Avril, nous cherchons à faire des choix cohérents à différentes étapes de la création :
privilégier des matières sélectionnées avec attention ;
favoriser des matières ayant déjà été produites lorsqu'elles correspondent à nos exigences ;
produire en petites quantités ;
fabriquer exclusivement en Europe ;
privilégier les savoir-faire et les conditions de fabrication que nous pouvons identifier ;
imaginer des pièces intemporelles que l'on peut porter longtemps.
Parce que pour nous, la mode responsable ne repose pas sur un seul matériau ou une seule solution.
Elle repose sur une façon différente de penser la création.
Deadstock : est-ce vraiment plus écologique ?
Le tissu a déjà été produit, mais sa fabrication a tout de même nécessité des ressources.
De la même manière, tous les deadstocks ne sont pas identiques : leur composition, leur origine, leur mode de fabrication et leur qualité peuvent varier.
C'est pourquoi chez Sept Avril, nous ne considérons pas le mot « deadstock » comme un argument suffisant à lui seul.
Nous cherchons à connaître nos matières, leur composition et leur provenance autant que possible, afin de faire des choix cohérents avec notre démarche.
Et si le futur de la mode était déjà là ?
Utiliser du deadstock, c'est finalement changer notre regard sur la matière.
Au lieu de considérer un surplus comme un déchet, on peut le considérer comme une ressource disponible.
Un tissu déjà produit peut devenir une nouvelle robe, une nouvelle jupe, une nouvelle veste.
Une matière oubliée peut retrouver une place dans une nouvelle collection.
Et une production limitée peut devenir une force plutôt qu'une contrainte.
Chez Sept Avril, nous croyons à une mode qui avance autrement.
Des pièces désirables.
Des matières choisies avec attention.
Des productions en petites séries.
Et surtout, l'envie de faire mieux avec ce qui existe déjà.
Parce que la mode responsable ne consiste pas à être parfaite.
Elle consiste à faire des choix plus réfléchis, étape après étape.
Moins, mais mieux.
Du style, sans compromis.